30 mars 2008
Con - sommation
Alors voilà, je m'étais mise en tête de vous écrire un petit texte bien sarcastique tel que je les affectionne sur la mode importable printemps-été tel que je l'avais fait l'année dernière sur ce blog, quand la révolte m'a envahie...
J'ai regardé les photos des défilés, et là j'ai tilté sur le visage des mannequins... Ca m'a dégoûtée... Elles ont l'air décharnées, malades, l'oeil hagard... Et là je me dis que notre société a vraiment du souci à se faire. Bienvenue dans un monde où le fric prend plus de place que l'humain et sa santé. Vous savez quoi? Certes, j'ai une licence de communication, mais le fait de voir l'envers du décor me dissuade complètement de rentrer dans cette mécanique du fric à tout prix au détriment des autres.
Vous vous rappelez l'affaire Toscani? avec la campagne anti-anorexie placardée en Italie... Boycottée en France, je me demande pourquoi. Fort heureusement, on voit fleurir décrets et débats au sujet de la maigreur des mannequins dans pas mal de pays d'Europe. Comment a-t-on pu et peut-on encore promouvoir des marques avec, pardonnez-moi, mais... des squelettes ambulants, ces jeunes filles en quête de rêve, sans compter toute la drogue qui peut circuler, pour être... Toujours au top, toujours plus maigre, pour toujours plus gagner de l'argent, argent, argent...
Pour sortir du sujet de la mode mais argumenter encore sur cette mécanique du toujours-plus-de-fric-le-reste-on-s'en-fout, figurez-vous qu'il y a quelques temps, une amie va chez un garagiste pour faire vérifier sa voiture. Là, on lui dit que c'est son boîtier papillon qu'il faut changer (pour la modique somme de 450 euros quand-même). Etant donné qu'elle n'a pas trop d'argent, elle décide d'attendre un peu pour débourser cette somme. Et finalement, de faire vérifier sa voiture une nouvelle fois par quelqu'un qu'elle connaît pour limiter les frais. Et là, quelle n'est pas sa surprise quand elle apprend que son boîtier papillon fonctionne très bien, que c'est une autre pièce - moins chère - qu'il faut changer, mais surtout... que ses freins sont morts, archi-morts, et qu'elle a eu de la chance qu'ils ne l'aient pas lâchée avant... Le premier avait donc sciemment menti et omis de lui mentionner ce détail...
Savez-vous que les dépenses en matière de publicité s'élèvent à 500 milliards d'euros par an tout pays confondu, pour nous faire consommer des produits dont on n'a pas besoin ? Mais surtout, que 10% de ce budget réduirait de 50% les problèmes de nutrition dans le monde?
Savez-vous que les publicitaires collaborent avec des chercheurs en neuromarketing pour s'insinuer toujours plus dans nos cerveaux et connaître nos comportements les plus enfouis en nous, notamment ce qui se passe dans nos cerveaux reptiliens à la vision de certaines choses ?
Mon sentiment, c'est que je ne vous apprends rien, nous sommes formatés, étudiés, manipulés par les médias, la pub, le marketing. Que tous ces panneaux, ces spots, ces vitrines nous entraînent malgré nous dans cette mécanique de la consommation obligatoire pour être heureux, comme autant de récompenses dispatchées ça et là, comme autant de promesses de bonheur, pour toujours courir un peu plus après le fric, pour toujours plus consommer. Et le pire c'est que nous sommes tellement baignés là-dedans que tout cela est totalement inconscient. Savez-vous que la France est le premier consommateur d'anti-dépresseurs ? Que nous sommes les rois de l'automédication ? J'ai envie de dire... Alors... Heureux ? J'ai un doute.
Non, je ne joue pas à faire celle qui est mieux que tout le monde, évidemment, j'aime les belles fringues, quand j'ai un coup de déprime je file faire du shopping moi aussi... Evidemment moi aussi j'ai des milliers d'objets qui ne me servent à rien que j'ai achetés de manière compulsive... Evidemment aujourd'hui on a tous besoin d'argent pour payer son loyer, sa voiture (car sans cette prothèse on est comme amputés d'un membre - je le sais je n'ai pas le permis), bien sûr Internet, le train, l'avion, les progrès technologiques en matière de santé, tout ça, c'est génial... Mais je crois vraiment qu'il faut qu'on fasse le tri car là on part dans l'excès...
Je crois que c'est important de prendre conscience qu'avec cette idée du bonheur parfaitement illusoire, du bonheur fast-food, on fonce juste droit dans le mur... Je crois qu'il faudrait tous qu'à petite échelle on change cette dynamique, d'une manière ou d'une autre... Je ne sais pas comment réellement, je me questionne à vrai dire... Mais le prestige social et financier au détriment de l'humain a fait son temps, je crois...
Mon cursus éthylique
Je sais, ça va bientôt faire 2 mois que je n'ai rien écrit sur ce blog, mais que voulez-vous, la régularité et moi ça fait 4. Alors voilà, aujourd'hui, j'ai décidé de parler de quelque chose qui m'inspire actuellement, parce qu'hier nous parlions avec des amis de nos bêtises alcoolisées.
Alors attention, hein, je ne suis pas dépendante à l'alcool, cependant, je sais que j'ai malheureusement souvent tendance à associer fête et boisson, je pense comme pas mal de monde. Dans mon cas, et je pense pour d'autres aussi, c'est le côté désinhibant de l'alcool qui m'a toujours attirée. Parce que je suis timide et anxieuse, même si on dirait pas comme ça, sous mes airs de "2 de tension" ou hyper extravertie par moment (parce que j'ai remarqué chez moi et mes amis timides cette tendance à la surenchère du genre JE-FAIS-TOUT-POUR-PAS-MONTRER-QUE-CHUI-TIMIDE).
J'ai réalisé que mon rapport à l'alcool était quand-même assez malsain il y a quelques jours, car cela fait à présent quelques mois que je sors tous les week ends ou presque, et donc quelques mois que je bois, encore un peu plus à chaque fois, et que ça devient une fâcheuse habitude. Et depuis mes 16 ans que je sors le soir, j'ai collectionné les "murges", certes pas de façon régulière, mais quand-même, en neuf ans, vous pensez bien...
C'est pourquoi hier j'ai passé ma première soirée depuis longtemps au jus de fruits multivitamines, et vous savez quoi... Qu'est-ce qu'on a rigolé ! J'ai vraiment passé une excellente soirée - et accessoirement réalisé que j'étais barje naturellement et que je n'avais pas besoin d'alcool, quoique le sentiment d'amitié est également un puissant galvanisant, sain, LUI.
Alors voilà, je voulais parler de ça parce que je crois qu'on est pas mal de jeunes - et moins jeunes - à associer l'idée de fête avec l'alcool, et voilà, faites gaffe à votre foi, un jour il vous le rendra (ne conduisez pas non plus, hein, ça peut être criminel, envers vous et les autres, là je rigole pas).

